Atelier écriture & soutien Maths Français

Animé par : Thérèse GUAMIS

Fréquence : deux demi-journées par semaine

 

 

 

Les ateliers d’écriture et de soutien maths-français sont animés par l’éducatrice mise
à disposition de la PJJ et formée à l’animation d’atelier d’écriture.

L’atelier d’écriture est ouvert tous les vendredi après-midi.

Après le mot du jour qui, à la demande des jeunes, est devenu rituel pour commencer et permet à chacun de choisir le mot qui définit pour lui l’atelier ce jour là, un temps d’écriture avec une consigne commune à tous est suivi d’une écoute des textes que chacun lit pour les autres. La lecture est suivie d’un échange sur les émotions ressenties ou le sujet choisi.
La deuxième partie, plus courte, est un temps de jeu avec les mots (jeux au tableau, jeux de société, jeu du baccalauréat, etc…) qui permet un temps de détente mais aussi la constitution d’équipes et d’interactions plus fortes dans le groupe.

Le thème d’écriture choisi cette année a été le voyage décliné sous toutes les formes : poèmes, histoires, haikus, correspondances, cartes postales.

L’atelier permet aussi la découverte d’auteurs et de textes littéraires qui représentent la richesse et la diversité de toutes les formes d’écriture et de tous les pays par des lectures à voix haute. C’est une demande des jeunes d’y consacrer un temps après la lecture de leurs propres textes, certains apportent des textes de chansons, des poèmes qu’ils ont choisis ou qu’ils ont écrits.
Le partage des textes et l’écoute sont un moyen de créer des liens entre eux, d’éviter la gêne ou les moqueries, de dépasser les blocages liés à l’orthographe ou à la maîtrise du français.

Le vendredi après-midi est d’avantage ouvert à la détente. Selon les semaines, l’ambiance est plus ludique ou au contraire plus propice aux textes personnels et à l’émotion.

Le groupe se constitue au gré des entrées et sorties permanentes avec un noyau stable qui assure la continuité et facilite l’arrivée des nouveaux. Les contraintes communes aident à l’écriture et à la concentration.

Il est important de valoriser les textes écrits, même s’il est toujours difficile de rendre visible tout ce qui s’est passé durant une année en atelier dans un recueil où des choix doivent être faits. Ces choix reflètent la diversité des participants et des formes différentes d’écriture. La lecture des textes se fera dans un moment convivial partagé avec les autres stagiaires.

Projets de l’atelier

La frappe des textes et la mise en page se fait de façon régulière en atelier informatique, il serait intéressant de travailler avec l’atelier calligraphie en utilisant les images scannées par l’atelier Epigraph pour l’illustration des textes, ainsi qu’avec l’atelier fabrication de costumes pour trouver de nouveaux supports (livres en tissu ou textes pliés sur des bandes de tissu ou de papier qu’on déplie pour les lire).

Les projets transversaux permettent toujours de mobiliser un plus grand nombre de stagiaires.

Des rencontres avec un ou plusieurs écrivains, selon leur disponibilité, permettraient d’aborder l’écriture en tant que métier, pourquoi et comment on écrit, quel rôle peut jouer un écrivain dans la société aujourd’hui.

L’atelier de soutien maths-français a lieu le mardi matin, il permet d’évaluer avec le stagiaire ses difficultés. La possibilité de reprendre les bases de la scolarité une demi-journée par semaine seulement dans un premier temps peut amener le jeune à se sentir plus en confiance, surtout lorsqu’il a été en situation d’échec scolaire. Dans la perspective d’une entrée en formation, des tests sont parfois demandés.

Les niveaux sont très hétérogènes, certains n’ont jamais été scolarisés y compris dans leur pays d’origine, d’autres ont quitté l’école depuis plusieurs années et ont perdu une partie de leurs acquis.

La priorité est donnée à l’apprentissage du français au sein de structures adaptées aux non francophones : plateformes linguistiques, Passerelle, ateliers scolaires. L’atelier est un soutien à cet apprentissage.

Plusieurs stagiaires se sont inscrits en atelier pédagogique personnalisé lorsque leur projet professionnel était défini et qu’ils étaient suffisamment autonomes.

L’atelier questionnement de textes permet d’aborder des discussions sur différents thèmes d’actualité ou dans l’histoire et d’y développer une argumentation orale et écrite. Certains exercices sont plus ludiques (mots croisés, sudoku) mais font travailler le vocabulaire et le raisonnement logique.

Les exercices donnés sont du même type mais adaptés à chaque niveau pour des petits groupes de trois ou quatre afin de favoriser l’entraide.

A partir d’octobre 2005, une éducatrice spécialisée en stage dans la structure a travaillé tous les mardi matins avec un petit groupe qui pouvait être différent selon les séances et les points à travailler, ce qui a renforcé le soutien individuel.
Début décembre, une étudiante en Français langue étrangère, bénévole à l’AFEV, a commencé à travailler de façon plus spécifique avec ce public, en y apportant ses compétences.
Cet apport a été particulièrement intéressant pour les jeunes qui sont en cours de régularisation administrative et ne peuvent, de ce fait, intégrer les plateformes linguistiques. Apport rendu d’autant plus nécessaire, que Passerelle à Montreuil qui les accueillait jusqu’en juin, a suspendu cette activité jusqu’en 2006.
Les besoins en scolarité restent très importants et les structures en capacité de recevoir les stagiaires malheureusement trop limitées, alors que c’est un point essentiel à travailler pour entrer en formation qualifiante.