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Animé Par : Marc ALFIERIE
Fréquence : deux demi-journées par semaine
Alors que le numérique ne cesse d’abaisser la barrière entre la vidéo professionnelle et la vidéo amateur, la souplesse qu’offre la vidéo numérique est telle qu’il est possible maintenant de l’utiliser comme un support pédagogique dans une visée d’insertion. Ce support présente comme premier atout d’être très attractif pour les jeunes. Certes le produit final (film, documentaire) peut être perçu par le spectateur extérieur à l’Espace comme l’objectif, alors que les objectifs portent sur :
Les différentes formes d’expression en vidéo que sont la fiction, le documentaire, la régie dans les conditions du direct, mettent en jeu un ensemble de compétences transférable au secteur professionnel. Chaque mode d’expression ayant ses propres caractéristiques.
On filme avec une caméra vidéo de petits exercices qu’on visionne juste après.
Un cameraman et un ingénieur du son, qui travaillent sur des reportages pour la télévision, nous expliquent le décalage entre la réalité sur le terrain et ce qui est montré au journal de vingt heures : nécessité technique (chaque magazine doit être très court), choix politique (ne pas montrer ce qui dérange au contraire l’accentuer, orienter sur un point de vue).Visionner des reportages, des spots publicitaires, des magazines télé : étudier la façon dont les images, les paroles, les ambiances, les musiques sont montées.
Etudier plan par plan des séquences de films célèbres pour comprendre comment le réalisateur s’y est pris pour rendre efficace l’action, exprimer au mieux une atmosphère ou une émotion.Pour saisir l’esprit du montage, un autre exercice simple est celui de faire un « tourné – monté ». On filme quelques plans dans l’ordre du scénario ; c’est-à-dire qu’on arrête la caméra pile à la fin de l’action d’un plan et on la redémarre pile au départ de l’action du plan suivant. Ainsi, lorsque le dernier plan est tourné, le film est prêt à être visionné. Au vu du résultat forcément maladroit et imprécis, les participants comprennent l’intérêt du montage.
Réalisation d’un clip vidéo : - Choisir une chanson ou une musique enregistrée.
- Définir le thème qui illustrera cette chanson : des enfants dans la cité, les sports des jeunes, ma ville, le « chanteur » qui chante en play-back dans des lieux très différents… - Tournage de ce qui a été prévu : ce sont les participants qui s’organisent, filment, jouent. - Montage : choix des images sur la musique. - Projection du clip à des spectateurs : écoute des avis, des critiques. Réalisation d’un documentaire : - Trouver un métier sur lequel un participant aimerait faire un documentaire.
- Définir les images qu’on veut montrer, les questions qu’on souhaite poser. - Chercher un mécanicien qui accepte d’être interviewé, vérifier si on peut le faire à son travail. - Le rencontrer une première fois sans la caméra pour se mettre d’accord sur le lieu de rendez-vous et le jour du tournage, sur ce qu’on va filmer, le thème de l’interview… - Recherche d’autres témoignages, documents. - Réunion d’équipe : préparation du matériel, des questions. - Tournage de ce qui est prévu et d’éléments improvisés ou inattendus mais toujours liés au thème. - Montage, choix de la voix off, de la musique. - Projection du documentaire à des spectateurs : débat. Petits exercices ludiques pour découvrir le langage cinématographique : Lorsqu’on veut écrire un scénario, il y a quelques règles à suivre et des questions à se poser.
- Travaux d’écriture à partir d’un thème libre ou imposé. Comment formaliser une idée, la résumer, la développer en séquences ? Comment écrire les dialogues ? - Demander aux participants d’écrire une séquence sur un thème précis. Visionner un film dans lequel cette séquence est traitée. Comparer avec les propositions des participants. Avec la vidéo, des exercices simples peuvent aider à assimiler les règles principales : directions de regards, champs et contre-champ, les raccords de mouvement, le choix des focales, la profondeur de champ… - Réaliser des ambiances particulières uniquement grâce à des procédés techniques avec la lumière, le cadrage, le son.Pour les films de fiction, il nous faut trouver des comédiens amateurs. Il est toujours intéressant de passer devant la caméra et quelques un(e)s d’entre nous peuvent tenir les rôles. Sinon, nous demandons le concours des camarades d’un atelier théâtre. Un exercice pertinent pour approcher la direction d’acteur c’est de réaliser un documentaire sur les répétitions et le montage d’une pièce d’un atelier théâtre. Réalisation d’un court-métrage de fiction : - Ecriture du scénario. Préparation et organisation du tournage : repérages, décoration, costumes, casting, répétition… - Tournage : mise en scène, direction d’acteurs, cadre, prise de son, scripte, décoration, accessoires, éclairage, machinerie, maquillage, habillage, effets spéciaux. -Montage. -Projection devant un public, dans un festival. |